Pendant longtemps, j’ai resquillé sans vergogne, au cinéma, à la boulangerie… Ma hantise, c’était les distributeurs de tickets de transport, contre lesquels je ne pouvais rien. Au cours d’un travail thérapeutique, j’ai compris d’où cela me venait. Issue d’une famille nombreuse, je devais toujours “attendre mon tour” : à la salle de bains, pour regarder la télé, etc. Resquiller était, pour moi, une façon de passer “enfin” la première. Depuis que j’en ai pris conscience, ma phobie des files d’attente s’est calmée.