les oiseaux ont plus de neurones que les primates !!!

Les chercheurs ont dilacéré les cerveaux de 28 espèces d'oiseaux pour en dénombrer lesneurones dans le but de résoudre une énigme. Les perroquets et les corvidés (corbeaux, corneilles, pies, geais, choucas...) présentent de grandes capacités cognitives, comme en témoignent de multiples expériences et observations menées ces dernières décennies. Corbeaux et corneilles fabriquent des outils. C'est ce qu'a montré le travail de Christian Rutz sur la fabrication de crochets attrape-ver par des corbeaux calédoniens, filmée dans la nature. Dans une expérience en laboratoire, des corvidés d'espèces différentes ont réussi des tests complexes (inspirés par la fable d'Ésope, La corneille et la cruche) avec des réussites qui correspondaient aux performances d'enfants de 7 à 10 ans.

On a vu, au Japon (et ailleurs), des corneilles utiliser les roues des voitures pour briser des coques de noix trop dures et même, pour certaines, améliorer le procédé en les posant sur un passage pour piétons protégé par un feu rouge (voir cette célèbre vidéo de la BBC). Des expériences ont montré que les corvidés sont capables de raisonnements complexes et même d'imaginer comment réfléchit un congénère. C'est la théorie de l'esprit, longtemps considérée comme un apanage desmammifères (voir l'affaire des geais cachottiers).

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Les chercheurs ont dilacéré les cerveaux de 28 espèces d'oiseaux pour en dénombrer lesneurones dans le but de résoudre une énigme. Les perroquets et les corvidés (corbeaux, corneilles, pies, geais, choucas...) présentent de grandes capacités cognitives, comme en témoignent de multiples expériences et observations menées ces dernières décennies. Corbeaux et corneilles fabriquent des outils. C'est ce qu'a montré le travail de Christian Rutz sur la fabrication de crochets attrape-ver par des corbeaux calédoniens, filmée dans la nature. Dans une expérience en laboratoire, des corvidés d'espèces différentes ont réussi des tests complexes (inspirés par la fable d'Ésope, La corneille et la cruche) avec des réussites qui correspondaient aux performances d'enfants de 7 à 10 ans.

 

On a vu, au Japon (et ailleurs), des corneilles utiliser les roues des voitures pour briser des coques de noix trop dures et même, pour certaines, améliorer le procédé en les posant sur un passage pour piétons protégé par un feu rouge (voir cette célèbre vidéo de la BBC). Des expériences ont montré que les corvidés sont capables de raisonnements complexes et même d'imaginer comment réfléchit un congénère. C'est la théorie de l'esprit, longtemps considérée comme un apanage desmammifères (voir l'affaire des geais cachottiers).

 

« Tête de linotte ! », « cervelle de piaf ! »… Les humains abusent de noms d’oiseaux et se moquent au passage de leur prétendue bêtise. Mais savons-nous réellement de quoi nous parlons ? De la corneille japonaise qui casse ses noix en utilisant les feux de circulation, de la fauvette à tête noire qui fait la liaison pôle Nord / pôle Sud, du geai buissonnier qui sait évaluer « la date » de péremption des aliments cachés ou de la pie qui imite à la perfection la sonnerie du téléphone ?… Les exemples abondent, amusent, intriguent, et toujours remettent en question nos clichés.

 

Faisant la synthèse des recherches les plus incontournables et les plus prometteuses, Nathan Emery nous guide avec clarté dans les méandres du cerveau aviaire. Il élargit la notion d’intelligence à d’autres espèces que les primates, ce qui nous permet de porter un regard différent sur les mécanismes de l’intelligence en général, la nôtre en particulier.

 

Au terme de ce voyage, vous ne regarderez probablement plus seulement les oiseaux pour la beauté de leur plumage et la grâce de leur vol, mais aussi pour leurs exceptionnelles facultés d’adaptation, d’orientation, de communication, et même de créativité !